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Coup de théâtre dans “Qui veut être mon associé ?” : Alice Lhabouz se retire du deal Securclés

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Un an après avoir convaincu trois investisseurs dans Qui veut être mon associé ?, l’entreprise Securclés poursuit son développement… mais avec un changement notable. Alice Lhabouz s’est finalement retirée du tour de table. Une annonce faite discrètement dans La suite de l’émission, qui soulève des questions sur les coulisses des deals conclus à l’écran.

Un pitch technologique qui avait séduit le jury

Lors de la saison 5 diffusée l’an dernier sur M6, Pascal Métivier s’était présenté devant les investisseurs avec une promesse ambitieuse : moderniser un secteur traditionnel, celui de la reproduction de clés.

Son entreprise, Securclés, repose sur un concept simple mais innovant. Grâce à une application mobile et à une intelligence artificielle brevetée, les utilisateurs peuvent commander un double de clé, de badge d’immeuble ou de télécommande sans se déplacer. Le délai annoncé : 48 heures.

À l’heure où de nombreuses cordonneries-serrureries ont disparu des centres-villes et des communes rurales, le projet apparaissait comme une réponse à la désertification des services de proximité.

« On digitalise un métier artisanal », résumait alors l’entrepreneur.

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Des chiffres ambitieux et une forte promesse de croissance

Face au jury, Pascal Métivier avançait des résultats déjà solides :

  • 1,1 million d’euros de chiffre d’affaires en 2023
  • une ambition de multiplier ce volume par 20 en cinq ans

Une trajectoire particulièrement ambitieuse, qui impliquait un déploiement national rapide et une montée en puissance industrielle.

Les investisseurs n’ont pas tardé à se positionner.

Jean-Michel Karam, Julian Jacob et Alice Lhabouz ont formulé une offre commune : 300 000 euros contre 10 % du capital. Une proposition équivalente à celle d’Éric Larchevêque, qui s’était positionné seul.

Après hésitation, Pascal Métivier choisissait l’offre groupée, misant sur la complémentarité des profils.

Un an après : l’effet « M6 » bien réel

Dans Qui veut être mon associé ? La suite, diffusé en deuxième partie de soirée, le fondateur de Securclés dresse un premier bilan.

L’impact médiatique a été immédiat :

  • 50 000 visiteurs supplémentaires sur le site
  • plus de 15 000 téléchargements de l’application

Comme souvent avec les entreprises passées dans l’émission, l’exposition télévisuelle agit comme un accélérateur de notoriété.

Mais le véritable enjeu commence après la diffusion : transformer l’essai.

Une stratégie hybride : digital et bornes physiques

Depuis son passage à l’antenne, Securclés a accéléré le déploiement de ses bornes connectées.

Ces bornes, installées dans des commerces partenaires, permettent :

  • la numérisation sécurisée des clés
  • la prise de commande sur place
  • la transmission vers le centre de production

Plus de 1 200 commerces seraient aujourd’hui équipés. À cela s’ajoutent plus de 120 garages partenaires.

L’objectif est ambitieux :

  • 400 garages équipés dans l’année
  • 5 000 bornes installées dans les bureaux de poste d’ici 24 mois

Ce maillage territorial vise à compenser la disparition progressive des serruriers traditionnels dans certaines zones.

Le rôle clé de Jean-Michel Karam

Dans le reportage, Pascal Métivier insiste sur l’apport de Jean-Michel Karam.

Entrepreneur expérimenté, notamment dans le domaine des bornes technologiques liées à la cosmétique, ce dernier aurait joué un rôle déterminant dans :

  • l’industrialisation du modèle
  • la structuration du déploiement
  • la négociation des partenariats

L’expérience en logistique et en déploiement de réseaux physiques semble avoir été un levier stratégique majeur pour accélérer la croissance.

Le retrait d’Alice Lhabouz : un revirement discret

C’est pourtant une phrase de la voix off qui attire l’attention.

Alice Lhabouz « s’est finalement retirée du projet », sans qu’aucune explication ne soit donnée à l’écran.

Ce type de retrait n’est pas exceptionnel dans l’univers des start-up. Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer :

  • désaccord stratégique
  • évolution des conditions de l’investissement
  • réallocation de capital
  • contraintes de calendrier

Il est important de rappeler que les accords conclus à l’écran ne sont pas définitifs.

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Les deals télévisés ne sont pas toujours finalisés tels quels

Après la diffusion, chaque investissement fait l’objet d’une phase dite de due diligence :

  • vérification des comptes
  • audit juridique
  • validation des projections financières
  • renégociation éventuelle des termes

Il arrive que certains deals évoluent, soient ajustés ou abandonnés.

Dans le cas de Securclés, aucun détail n’a été communiqué sur les raisons précises du retrait.

Une trajectoire toujours ambitieuse

Malgré ce changement, Securclés poursuit son développement.

L’entreprise mise désormais sur un modèle hybride combinant :

  • application mobile
  • réseau physique de bornes
  • partenariats commerciaux

La stratégie repose sur une idée forte : digitaliser le service tout en conservant une présence locale.

Reste à savoir si les ambitions annoncées — multiplier le chiffre d’affaires par 20 — pourront être tenues dans un marché où la sécurité, la réglementation et la confiance des consommateurs jouent un rôle central.

Une chose est sûre : l’aventure entrepreneuriale ne s’arrête pas à la fin d’un épisode télévisé. Et dans les coulisses des plateaux, les négociations continuent bien après l’extinction des projecteurs.

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