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INPI Guichet Unique ou Legalstart : faire soi-même ou déléguer ?

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Depuis l’entrée en vigueur du guichet unique de l’INPI au 1er janvier 2023, les formalités liées à la création d’entreprise doivent être déposées exclusivement en ligne, sur la plateforme officielle. Mais face à une interface encore jugée instable par certains utilisateurs, beaucoup de créateurs hésitent entre deux options : s’occuper soi-même de la procédure via l’INPI, ou passer par une legaltech comme Legalstart, qui propose un accompagnement contre rémunération. Pour bien choisir, il convient de comparer les deux approches sous l’angle du temps, de la complexité et du coût.

Autonomie via le guichet inpi : possible mais exigeant

Le guichet unique de l’INPI a été conçu pour centraliser toutes les formalités juridiques relatives aux entreprises : immatriculation, modification, cessation d’activité. La plateforme est gratuite, et permet d’effectuer soi-même l’ensemble du processus, y compris le dépôt des statuts, la déclaration de bénéficiaire effectif et la publication de l’annonce légale.

Cependant, en pratique, de nombreux entrepreneurs rencontrent des problèmes techniques récurrents : interface peu intuitive, bugs d’enregistrement, difficulté à valider certains justificatifs, ou encore lenteurs dans les délais de traitement. En mars 2024, un rapport parlementaire signalait que plus de 35 % des utilisateurs avaient abandonné leur démarche en ligne à cause de dysfonctionnements ou d’un manque de clarté dans les étapes.

Ce mode de traitement suppose également de maîtriser les obligations juridiques liées à la forme choisie (SAS, SARL, microentreprise, etc.). La moindre erreur dans les statuts, dans les dates ou dans la désignation des dirigeants peut entraîner un refus d’immatriculation, avec obligation de recommencer la procédure.

Recours à legalstart : gain de temps mais frais à prévoir

Les plateformes comme Legalstart proposent une solution intermédiaire : pour un tarif compris entre 100 et 300 euros, elles se chargent de remplir l’intégralité des démarches administratives à la place du créateur. Cela inclut la génération automatique des statuts, la publication de l’annonce légale, l’envoi au registre compétent et même, dans certains cas, l’obtention d’un Kbis provisoire en moins de 72 heures.

L’intérêt principal réside dans le gain de temps et la réduction du risque d’erreurs. Un formulaire guidé permet de répondre aux questions de manière progressive, avec une assistance en ligne en cas de doute. Pour les entrepreneurs qui ne maîtrisent pas le vocabulaire juridique, ou qui souhaitent aller vite sans blocage administratif, ce type de service peut représenter une solution rassurante.

En revanche, la facturation est parfois opaque : certains services présentés comme « offerts » sont conditionnés à la souscription d’une option ou d’un abonnement. Il est donc conseillé de vérifier en détail les mentions tarifaires avant validation. D’autant plus que certains actes (comme le dépôt du capital ou l’ouverture d’un compte pro) peuvent impliquer des prestataires partenaires.

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Comparaison en fonction du profil de l’entrepreneur

Le choix entre l’INPI et Legalstart dépend en grande partie du profil du porteur de projet :

  • Un créateur déjà informé, à l’aise avec le formalisme administratif et les subtilités juridiques, peut tout à fait utiliser l’INPI seul, à condition d’accepter les éventuels ralentissements.
  • Un entrepreneur novice ou pressé de lancer son activité peut préférer déléguer via Legalstart pour éviter les erreurs ou les blocages. Ce choix est aussi stratégique pour ceux qui souhaitent éviter les allers-retours avec les organismes publics.

Selon une enquête menée par OpinionWay en 2023, 62 % des entrepreneurs ayant choisi une legaltech ont déclaré que cette option leur avait permis de gagner du temps, tandis que 38 % estimaient que cela avait permis d’éviter une erreur administrative importante.

Choisir selon les priorités : économies ou sérénité

Utiliser directement le guichet INPI permet de réduire les coûts de création à leur strict minimum, ce qui est particulièrement adapté aux micro-entreprises ou aux projets à faible capital de départ. À l’inverse, passer par une plateforme payante permet de bénéficier d’un accompagnement, et de concentrer son énergie sur d’autres aspects du lancement (recherche de financement, communication, premiers clients…).

Le risque d’erreur ou de blocage administratif est plus élevé en cas d’autonomie complète, mais les économies réalisées peuvent dépasser plusieurs centaines d’euros, notamment pour les formes juridiques simples. À l’inverse, dans des projets avec plusieurs associés, des clauses statutaires spécifiques ou un montage juridique complexe, le recours à une assistance reste conseillé.

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